Les étapes de construction d’une salle blanche : un exemple concret (ISO)
construction charpente | pose des cloisons | ventilation | montage des utilités | réalisation du sol | mise en service
Construire une salle blanche ne consiste pas seulement à faire “poser des panneaux” par un installateur spécialisé : c’est un enchaînement d’étapes où l’ordre, les interfaces techniques et la propreté de chantier conditionnent la conformité finale (ISO 14644) et la fiabilité d’exploitation. Cette page présente un exemple de réalisation effectuée par un contractant général, étape par étape, pour comprendre comment se déroule une construction / installation / montage de salle blanche sur site.
➡️ Pour une vue globale (conception + construction, et tous les termes clients : entrepreneur, installateur, contractant…), consulte notre page pilier “Salle blanche : conception & construction”.
Avant de construire : cadrer les besoins (le vrai point de départ)
Avant même la première vis, il faut clarifier :
- Classe ISO visée (ex. ISO 8, ISO 7, ISO 5 selon l’activité)
- Process et sources de contamination (poussières, solvants, particules, opérateurs…)
- Flux (personnel, matières, déchets, maintenance)
- Contraintes thermo-hygrométriques (température, humidité)
- Implantation (surface, hauteur, zones, sas, accès)
- Interfaces bâtiment (structure, sol existant, réservations, alimentations)
📌 Si tu veux le détail “bureau d’études / critères / pressions / débits / zoning”, tu peux faire un lien vers notre guide de conception de salles propres.
Etape 1 : construction de la charpente métallique



Afin de ne pas se fixer sur la structure de nos clients, nous sommes souvent amenés à réaliser des charpentes métalliques en vue de reprendre les efforts au sol, pour la suspension de nos plafonds, pour les techniques et aussi pour les centrales de ventilation. Nos salles blanches sont réalisées à l’aide de panneaux sandwich type pharma ou pharmalight suivant les domaines (c’est-à-dire bi-affleurant ou mono-affleurant). L’isolant étant soit du PIR (classement au feu M1) ou du ROC (classement au feu M0).
La structure est réalisée avec des colonnes et des poutres en acier : les colonnes sont réalisées dans notre atelier avec des HEA, dont on soude une platine à chaque extrémité. Les poutres horizontales sont des IPE que nous faisons livrer directement sur site car elles sont en général très longues (cela peut aller jusque 16 mètres).

Etape 2 : placement des cloisons
Les cloisons sont réalisées à l’aide de panneaux sandwichs constitués d’une isolation en PIR entre deux tôles d’acier laqué. Ces panneaux de cloison ont une épaisseur de 60 ou 80 mm. Les plafonds sont également réalisés en panneaux mais ils ont une épaisseur de 100 ou 120 mm. Lorsque le client souhaite une réaction au feu M0, nous proposons une isolation en laine de roche minérale. Des joints aux interstices sont prévus pour assurer l’étanchéité de la salle.
La longueur maximale pour un panneaux est de 15 mètres, la limitation venant du transport et non de la fabrication. Les avantages de conserver des panneaux de plafond en une seule pièce sont une plus grande rigidité du plafond et des profilés de raccord en moins.





Une fois que les cloisons sont placées on découpe dans celles-ci pour placer les vitres, les portes. Pour les éclairages et les bouches de soufflage on découpe les plafonds. Des joints de mastique sont prévus pour assurer l’étanchéité.





Etape 3 : plénums de ventilation, gainage, etc
Lorsque la charpente est montée et sécurisée, nos équipes placent les équipements électro mécaniques (par exemple les centrales de traitement d’air), cela peut se faire avec ou sans le plafond. Nos équipes vont préparer les gaines de ventilation, réaliser les percements pour les éclairages et les plénums.






Les gaines de faible débit sont circulaires, pour les débits plus importants on utilise des gaines rectangulaires. Pour l’isolation dans des conditions normales, on se limite à isoler les gaines de soufflage. En salle blanche, les réseaux de ventilation sont de classe C et les gaines et accessoires sont livrés directement dégraissés par le fournisseur.
Etape 4 : montage des utilités
Notre équipe d’électriciens intervient afin de placer l’armoire de puissance, les sondes et raccorder les moteurs électriques. Nous pouvons également prévoir des réseaux de prises ou de liaison informatique.




Nos tuyauteurs interviennent pour raccorder le chauffage, le groupe de froid et éventuellement un humidificateur à vapeur. On peut également réaliser des tubes pour l’air comprimé ou pour l’oxygène.
Etape 5 : pose du sol
Le fait d’avoir un local avec une ventilation fonctionnelle avant de réaliser le sol va permettre aux techniciens de travailler dans de meilleures conditions d’aération et d’éviter que des poussières ne rentrent dans la salle blanche et se déposent, se collent sur l’époxy encore frais.
Nous proposons 2 types de revêtements : de l’époxy ou du mipolam. Les deux revêtements sont plus complémentaires que rivaux. L’époxy sera sans douté préféré pour des salles industrielles lourdes à cause du passage d’engin de levage, tandis que le mipolam trouve sa place dans l’industrie pharma. Les deux existent en version anti statique, conducteur ou autre.





Etape 6 : mise en service
Notre automaticien aidé par un électricien se rend sur site pour contrôler le câblage, ensuite il contrôle chaque sonde et réalise le paramétrage de celles-ci. Une fois tout en ordre et après un nettoyage complet, nous plaçons la filtration.

La dernière étape consiste à réaliser l’ensemble des tests de qualification et de validation de la salle blanche afin de garantir ses performances et sa conformité. Nous effectuons des contrôles rigoureux : comptage particulaire, vérification des flux d’air et des vitesses, tests d’étanchéité, mesure des pressions différentielles, ainsi que la qualification des installations CVC (température, hygrométrie, renouvellement d’air). Une fois les résultats validés et les éventuels ajustements réalisés, nous procédons à la mise en service et remettons les documents de réception, pour une salle blanche pleinement opérationnelle et prête à être utilisée dans les conditions prévues.
Clean Concept sur chantier : propreté progressive (résumé)
Au lieu de compter sur un nettoyage final, on applique une propreté progressive : protections, phasage, nettoyage par paliers, limitation des contaminations, contrôle des accès.
➡️ La méthode complète (règles et bonnes pratiques) est détaillée sur “Salle blanche : conception & construction”. (Ancre de lien conseillée : méthode Clean Concept → /salle-blanche/)
FAQ : foire aux questions sur les étapes de montage
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Atelier :
Zoning du Pétria,
6140 Fontaine L’Eveque