29 mars 2020

Le spatial et l’aéronautique

Les industries spatiale et aéronautique sont présentes en grand nombre en Belgique et en France et elles requièrent de nombreuses salles propres. O+R a donc évidemment plusieurs références depuis 15 ans : 4 salles propres pour le compte de la SONACA, 7 salles propres pour LAMBDA X, 3 salles pour la société AMOS, mais aussi parmi nos clients le CNES à Kourou, l’agence spatiale européenne (ESA), la WAN à Gosselies, SPACEBEL, AEROSPACELAB, NANOSHAPE, SCOPTIQUE, SPARK LASERS, REVIMA, etc.

Application aéronautique

Le travail en atmosphère contrôlée dans le domaine aéronautique requiert généralement des salles blanches répondant aux normes IO 7 ou ISO 8. Des postes de travail peuvent évidemment être équipés ponctuellement de tentes pour atteindre des classes plus contraignantes (ISO 4 ou 5). Il s’agit donc en général de grands volumes de salles propres. Des ponts roulants sont fréquemment installés à l’intérieur des halls de production. Nous plaçons nos panneaux de cloison en fonction des colonnes du chemin de roulement du pont. La hauteur du plafond est aussi fonction du pont.

Donc l’industrie aéronautique est demandeuse de grandes salles ISO 8 dans lesquelles une attention particulière est donnée concernant les matériaux mis en oeuvre : le silicone est proscrit, tout ce qui est en PVC est à éviter, etc. Il faut également éviter tout dégagement de complexes organiques volatiles conformément à la norme ISO 16000.

Comme il s’agit de grandes surfaces de plafond, il faut suspendre celui-ci à une charpente métallique, lorsque les fermes du client ne le permettent pas nous réalisons cette charpente sur site. Il n’est pas rare d’avoir des hauteurs de salles blanches de 8 à 12 mètres. il faut donc être attentif à la bonne diffusion de l’air afin de ne pas avoir des zones mortes, ou des zones à trop fortes turbulences. Pour les calculs aérauliques, il faut aussi tenir compte des hottes aspirantes souvent présentes dans les salles. En rejetant une partie de l’air à l’extérieur, ces hottes vont créer des dépressions que la centrale de traitement d‘air devra combler en débit d’air mais aussi en terme de puissance en chaud ou en froid selon la période de l’année, sans oublier l’humidificateur d’air à vapeur dont la puissance sera largement augmentée.


Evidemment, si les salles sont grandes c’est parce que les pièces à usiner sont grandes, les accès doivent donc prendre en compte la taille des pièces et de larges portes à enroulement sont prévues. Ces portes résistent bien à la pression régnant dans les salles propres.


Il existe aussi des applications plus particulières comme ci-dessus une salle ISO 7 de petites tailles mais avec deux sorbonnes. Pourtant, le client souhaitait avoir une humidité élevée pour faciliter ses opérations de collage. Avec deux sorbonnes et donc deux débits d’extraction l’humidificateur a été calculé en conséquence et son débit de vapeur était colossal.

Application spatiale : flux laminaire à flux vertical

Les impositions des salles spatiales sont comparables à celles de l’aéronautique du mois tant qu’il s’agit de salles volumineuses. Toutefois, dans le domaine spatial on souhaite avoir des zones classe 100 (ISO 5). Comme ces zone sont souvent situées dans des salles propres classe 100000, nous proposons des tentes à flux laminaire, avec flux d’air vertical ou horizontal. Il est donc possible d’avoir des zones de travail à atmosphère ultra propres classe 100 dans des salles classe 1000000.

Application spatiale : flux laminaire à flux horizontal

Il est aussi possible d’avoir des murs soufflants fixes ou mobiles, dans ce cas l’air soufflé est frontal. On atteint toutefois aussi une classe 100.

Ventilation des salles spatiales

Pour le soufflage de l’air ultra propre, on pourra proposer des bouches à jet rotorique à grande induction, de préférence toujours souffler de haut en bas, ceci lorsque le but recherché est d’obtenir un flux turbulent conduisant à une parfaite homogénéité. Par contre, en présence de table à flux ou lorsque les salles seront hautes, des grilles maillées pour flux unidirectionnel seront préconisés. Pour la reprise, il est toujours préférable d’avoir des aspirations basses. Ceci peut se faire à l’aide de grilles murales ou alors à l’aide d’un faux plancher aspirant.

Aspiration par le sol

Une aspiration par le sol est ce qui se fait de mieux, mais elle est couteuse, cela n’est utile que pour des salles classe 100 et meilleures. Les faux planchers sont constitués de dalles de 600 x 600 mm placées sur une structure métallique montée sur vérins. Certaines de ces dalles de plancher sont perforées et donc l’air peut être aspiré sur toute la surface du plancher. L’aspect anti statique est également primordial, des barres de mises à la terre sont en général prévues, de plus, le sol dans le domaine aérospatial est souvent antistatique (résistance à la terre RE < 106 Ω).

Pour les salles classiques, Nous pouvons proposer un revêtemet classique réalisé en plusieurs étapes : d’abord le grenaillage, la pose d’un accrocheur, celle d »une couche de masse conductrice, puis la pose du feuillard de terre et ensuite la pose d’un primer pour ensuite placer la couche de finition et obtenir un résultat impeccable.

Application aérospatiale particulière :

Dans le domaine de la construction des satellites, nous avons été amenés à assurer une atmosphère ISO 7 devant une cuve de tests. Les satellites étaient placés dans une cuve en acier inoxydable de plusieurs mètres de diamètre. Cette cuve était mise en grande dépression pour tester la résistance des satellites. Les opérations d’ouverture et de fermeture de cette cuve doivent se faire sous atmosphère contrôlée. O+R a proposé que l’air filtré soit soufflé autour du porte-satellite afin de garantir un niveau particulaire le plus bas possible. Afin de créer une meilleure distribution de l’air propre, nous avons prévu le placement d’une manche textile en périphérique autour d’un portique construit devant la porte de la cuve. Cette manche textile en forme de U inversé assure une distribution de l’air sans effet de courant d’air. Le volume utile à balayer était de +/- 300 m³ (10 m en largeur x 6 m en hauteur x 5 m en profondeur). Afin d’atteindre localement une classe 100 000, nous avons préconisé un renouvellement horaire d’au moins 20 dans cette zone, soit 6 000 m³/h. Pour la filtration de l’air, nous avons prévu de placer des portes filtres en ligne sur le soufflage avec filtre HEPA H14. Ces filtres étaient placés juste avant nos manches textiles. C’est une CTA classique qui fournissait l’air sous pression et climatisé. Pour les reprises, nous avons prévu d’aspirer l’air dans la salle blanche au travers de deux grilles placées au niveau du sol en bas du portique. La zone d’ouverture des portes satellites était donc balayée par un débit d’air de haut en bas pour atteindre un taux renouvellement de 20 fois le volume. L’aspiration se faisait vers le bas pour favoriser ce mouvement d’air.

Salle spatiale ISO 7 pour test de satellites

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